L’évolution naturelle de la SP
La SP non traitée est comme une rivière en crue
Un torrent rugissant peut naître d'un mince filet d'eau de ruissellement à l'issu d'une précipitation. L'eau qui ruisselle à travers les petites crevasses s'accumule lentement en prenant de la vitesse. Le ruisseau se transforme rapidement en véritable rivière et gagne en force et en puissance. En peu de temps, ce n'est plus le terrain qui dicte la course, mais la rivière elle-même. Comme l'histoire nous l‘enseigne, si on ne s'en occupe pas, un mince filet peut se transformer en une puissante force de la nature qui peut dessiner des canyons et des vallées le long de sa route.
L'évolution de la civilisation a permis de faire progresser les techniques permettant d'endiguer les rivières puissantes. Nous avons depuis appris énormément sur la façon d'essayer de contrôler Mère Nature. Des digues aux immenses barrages en passant par les canaux; et même changer le cours d'une rivière, l'humanité a trouvé des moyens d'apprivoiser les forces puissantes de la nature.
Peu importe à quel point nous croyons avoir progressé, juste au moment où l'on croit avoir le contrôle, VLAM! C'est presque comme si la Nature nous disait «C'est moi qui ai le contrôle ici!»
C'est souvent ce qui se produit dans la vie et particulièrement avec la SP. L'évolution suit son cours. Et sensiblement de la même façon que le petit ruisseau, la SP laissée sans surveillance peut aussi se transformer en une force difficile à maîtriser. Réciproquement, dans de nombreux cas, si on commence à prendre précocement des mesures (début précoce du traitement), on peut ralentir l'évolution de la maladie et la maîtriser plus facilement. Jusqu'à ce que l'on trouve un remède à la SP, c'est toujours Mère Nature qui a le contrôle, mais en attendant, on peut maintenant arriver à collaborer avec elle.
Tout comme pour les rivières, il n'y a pas deux cas pareils de sclérose en plaques. La SP frappe différemment chaque personne. Bien que chez certaines personnes atteintes de SP, la maladie ne progresse pas beaucoup, la plupart présentent par contre un certain degré d'incapacité dans les années qui suivent l'apparition de la SP.
Certaines personnes peuvent subir des poussées, puis ne pas présenter de progression de la maladie par la suite. Au début, les symptômes de la SP peuvent aussi fluctuer, mais le risque qu'ils s'aggravent est plus grand que celui qu'ils se stabilisent.
Cependant, en raison de l'importante variabilité de la présentation de la maladie, il est impossible de prédire quel sera le résultat final. Une chose semble claire : commencer le traitement le plus tôt possible peut grandement atténuer les symptômes. (N'oubliez pas ces mots : «début précoce du traitement».) On a démontré que le traitement précoce peut réduire au minimum les poussées.